Musher team Pyrénéen
Projet Laponie Finlandaise en mars 2008

Dernières Infos :
Nous sommes de retour en France avec de belles images.
Venez voir les nouvelles photos dans l'album Laponie 2008 en cliquant ici !
Et le recit de nos aventures
ici !
N'hésitez pas à nous laisser des commentaires.
Nous somme donc partis de Tarbes en début d’après midi ce fameux samedi 1er mars 2008. Nous avons roulé jusqu’à une aire de repos proche de Poitiers pour y passer la nuit. C’est là que notre compagnon de route, Jeannot, nous a rejoints. Le lendemain, nous avons roulé toute la journée en faisant des pauses pour les hommes et les chiens. Nous avons atteint la frontière Belge en début d’après-midi et nous nous sommes arrêtés aux alentours de Dortmund en Allemagne pour passer la nuit. Ce n’est que le lendemain, dans l’après-midi que nous avons atteints le port de Rostock où nous attendait déjà notre ferry le Superfast IV.
Il nous a fallu attendre le soir pour pouvoir embarquer à bord du navire et installer les chiens dans la calle sur le pont « ouvert ». Puis nous avons profité des commodités à bord pour nous reposer et nous restaurer durant les 25 heures de traversée de la mer Baltique.
Là nous avons trouvé un endroit pour stationner les camions afin de pouvoir préparer notre départ pour notre premier raid le
lendemain matin.
2ème étape : le premier raid (1ère partie)
Le jour fut à peine levé que nous étions déjà en train de préparer le matériel pour charger le traîneau. La tension est palpable et chacun s’affaire aux préparatifs. Les chiens ressentent cette atmosphère plutôt tendue en s’énervant et en s’impatientant à la stake out.
Une fois les traîneaux, les chiens et les mushers prêt, le départ est lancé. Nous partons pour 6 jours de raid en autonomie complète sur une boucle de 150 kms entre Kittila et Muonio pour nous
mettre en jambe.
Jour n°1 :
17 kms de piste que les chiens ont avalés en à peine 2 heures sous un soleil généreux. Lors de cette étape nous avons rencontré une bonne trentaine de motoneiges qui nous ont doublés ou croisés
avec beaucoup de respect pour les chiens. Certains faisaient un détour et d’autre coupaient leur moteur mais la plupart ralentissaient suffisamment pour ne pas effrayer les chiens.
Au bout de la piste, le lac Aakenusjarvi s’étire et nous offre un kota comme abris pour la nuit. Les kotas sont des
sortes de tipi en bois servant d’abri de jour pour le pique-nique. Lorsque le soleil a passé l’horizon la température est descendu à -25°C et le ciel d’encre nous a offert une petite aurore
boréale blanche pour nous souhaiter la bienvenue.
Les nuages ont envahi le ciel et nous prenons la piste sans notre compagnon, obligé de faire demi-tour. Nous avons traversé une grande zone de marécages nous conduisant au lac Akasjarvi où nous
avons fait la pause. Puis nous sommes arrivés au grand lac Jerisjarvi après 30 kms de piste.
Au milieu de la traversée, Vango a commencé à nous montrer des signes évidents de faiblesse et nous savions qu’il nous fallait bivouaquer pour la nuit car il ne serait pas allé beaucoup plus
loin. Mais nous ne pouvions pas nous arrêter à la merci du vent et du froid sur le lac. Alors nous nous sommes rapprochés d’une rive et nous avons bivouaqué sur la terrasse d’une maison
inhabitée.
3ème étape : le premier raid (2ème partie)
Au petit matin, alors que nous étions encore engourdit de sommeil, un drôle de bruit nous sort de la torpeur. Une bête sauvage est
entrée sur notre campement et est en train de manger les croquettes de Vango restées dans sa gamelle. Nous levons comme un seul homme et nous découvrons notre malade en train de reprendre des
forces. Quelle joie de le voir ainsi voler sa propre nourriture et partir narguer ses congénères sagement enroulés au bout de leur chaîne.
Jour n°3 :
Après les émotions matinales nous avons eu la chance d’observer 4 rennes sauvages venus à 30 mètres à peine de la maison poussés par la curiosité mais vite chassés par les aboiements des
chiens.
Nous avions pris rendez-vous avec Jean sur le parking d’un petit café à environ 3 kilomètres de notre campement de fortune pour qu’il puisse prendre Vango au
chaud dans son camion. Puis nous avons repris la piste vers Muonio. La météo s’était franchement dégradée et c’est sous la neige que nous avons traversé une magnifique forêt de sapins sur une
piste étroite et sinueuse qui nous a menés au centre de vacances d’Harriniva.
Après une bonne douche et une nuit passée au chaud, nous somme repartis sur la piste avec Vango dans l’attelage. Nous l’avions placé de manière à ce qu’il ne se
fatigue pas trop au centre de l’attelage en position de « swing dog ».
Nous avons parcouru une vingtaine de kilomètres pour découvrir la cabane de Kuusikoma.
C’était un véritable petit chalet en rondin, posé à flanc de montagne et dissimulé derrière les sapins : le rêve !
Les cabanes « ouvertes » sont gérée par une sorte d’office du tourisme qui s’assure de l’approvisionnement en bois
et de la propreté des lieux. Comme toutes les autres cabanes, Kuusikoma était équipé d’un poêle à bois, de tables et bancs et de bat-flancs pour dormir.
Jour n°5
A notre réveil ce matin là, la température était bien remontée (environ -2°C) et la neige tombée dans la nuit commençait à fondre, étrange !!
Jour n°6 :
Après notre petite nuit au pied du foyer du kota, nous attaquons la dernière étape de ce premier raid. 17 kilomètres pour rejoindre le camion et y retrouver notre compagnon de route qui
nous y attendait.
Il nous tardait de savoir comment l’Iveco avait supporté les 6 derniers jours et dans quel état allions nous retrouver le ravitaillement alimentaire ou plutôt
à quelle température : positive ou négative !
Après que les chiens aient retrouvé leur place à la stake du parking, nous avons eu la joie de retrouver non-congelés le vin, le jus d’orange, le fromage et
le gaz du chauffage.
Jour n°7 :
Jour n°8 :
Pour ce nouveau raid, nous avions opté pour la montée vers Enontekïo puis le plus possible vers le nord sur une piste en
aller-retour et nous avions décidé de partir pour 10 jours d’autonomie hommes et chiens.
|
Lors de la pause, Leroy, le plus âgé des chiens de Jeannot, avait embarqué dans son traîneau car il était incapable de suivre le rythme imposé par le reste de l’attelage. |
|
La piste que nous avons emprunté ce jour là était bien plus vallonnée que la veille ce qui nous avait obligé à plusieurs
reprise à marché à côté du traîneau pour soulager les chiens.
6ème étape : le deuxième raid (2ème partie) :
Jour n°10 :
La température était bien descendue cette nuit là et les arbres s’étaient drapé d’une couche de givre blanc nous
offrant un paysage surnaturel.
Au matin, nous avons eu du mal à repérer nos chiens enfoui sous une petite couche de neige qui n’a pas cessé de
tomber tout au long de la nuit. La piste, elle aussi, était difficile à suivre ce qui nous a obligé à utiliser 3 chiens de tête (Nevada en libre et Orlik et Briska) pour ne pas
s’égarer dans la tempête.