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Musher Team Pyrénéen

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CANTAL 2008

CANTAL 2008


Nous voici repartis dans le Cantal chez Stéphane et Marie pour une petite semaine de vacances avec les chiens.

Dimanche 09 novembre :

 

 

Départ d’Aurensan à 8h30 ce matin, sous un ciel coloré en bleu – rosé par le lever de soleil. Au programme de cette première journée de vacances 220 kms pour rejoindre Titi et Lolo dans leur fief du Tarn et Garonne.

 

 

 

Après une pause déjeuné nous repartons, 280kms direction le Cantal.

A la tombée du jour nous arrivons à Aurillac, puis nous empruntons le tunnel du Lioran qui donne sur la ville de Murat que nous traversons pour trouver la petite route nous menant à Chalinargues puis à la Boissonière, notre lieu de villégiature pour une semaine.

 

 

Là Stéphane et Marie nous attendent. Ils nous ont préparé une bonne « Cantaliflette » (fameuse tartiflette du Cantal). Le temps d’installer les camions et les chiens dans le champ à côté de la grange et des enclos des chiens de Stéphane, et nous fêtons nos retrouvailles après un an de séparation.

 

 

La soirée est aussi longue que l’année écoulée, le temps de se raconter nos aventures respectives. La lune est bien installée dans la nuit étoilée lorsque nous rejoignons les chiens aux camions pour essayer de dormir un peu.

 



Lundi 10 Novembre

8h00 le réveil sonne, il faut partir au boulot … . Mais quelque chose ne va pas, le réveil a un drôle de son, comparé à d’habitude. Les secondes passent et je réalise que faute de réveil, ce sont les chiens dans les box qui hurlent. Nos idées se rassemblent rapidement dans notre tête et nous comprenons qu’il est temps de se lever. Chose dite, chose faite, nous nous retrouvons dehors et nous sortons les chiens qui s’étirent. Puis nous partons déjeuner car il faut penser à aller leur faire découvrir ou redécouvrir les pistes de la forêt de la Pinatelle. 

Le café à peine avalé, nous enfilons les harnais aux chiens et préparons les attelages. Stéphane attèle 10 de ses chiens à son quad, Titi attèles ses 2 Border et ses 2 Malamutes, Thierry attèle 8 chiens de la meute et je pars avec les 5 autres. Nous prenons la piste de la Roche du Pic longue des 6.5 kms avalés en 45 minutes par 10°C.

Nous traversons une partie de la forêt de feuillus ayant perdu toutes leurs feuilles qui recouvrent sournoisement les pierres et les souches ce qui nous rend la partie en devers très technique. Puis nous entrons dans la forêt de conifères qui forment comme une haie d’honneur pour souhaiter la bienvenue aux chiens. Nous saluons un groupe de chasseurs et nous redescendons vers les camions.

Les chiens ont eu un peu chaud sur la piste et ils apprécient la gamelle d’eau fraîche comme récompense. Nous prenons le temps de leur enlever leur harnais, leur essuyer le visage et contrôler l’état de chaque patte avant d’aller préparer le repas de mi-journée.

Notre après-midi est bien plus reposante : sieste pour les uns et jeux de cartes ou lecture pour les autres. Nous n’attendons pas la tombée de la nuit pour nourrir les chiens qui en apprécient l’attention pour récupérer un peu d’énergie.

La veillé se déroule autour de la cheminée à déguster le confit de canard et les haricots tarbais. Et les discussions vont se poursuivre tard dans la nuit.

  Mardi 11 novembre


Notre réveil à 13 voix sonne à 8h00 ce matin et nous sort de la torpeur de la nuit. Le temps est très sombre et la pluie n’est pas loin. Le temps de déjeuner et elle s’invite déjà à la fête. Cela nous donne l’occasion de tester notre auvent « maison » conçu et fabriqué par nos soins. La pluie qui redouble d’intensité à raison de notre entrain et de notre motivation. Seul Stéphane s’élance sur la piste avec son team de course. Nous, nous entraineront les chiens cet après-midi lorsqu’il fera meilleur.

 

 

 

Au retour de Stéphane nous partons à pied sur la piste retirer une branche gentiment déposée au milieu du chemin par chasseur bien intentionné. Nous en profitons pour amener pour amener les 4 chiots de 7 mois de Stéphane qui ont bien besoin de se dégourdir les pattes. A notre retour de ce petit décrassage, il est déjà l’heure de l’apéro et du repas de midi.

 

Après mangé, nous décidons d’aller marché un peu afin de digérer. Nous partons alors sur la piste du Lac du Pécher afin de contrôler les installations de Stéphane et Marie qui enjambent le ruisseau. Lorsque soudain, Marie part presque en courant dans un champ à la recherche des vestiges gallo-romain « rejetés » par les taupes. En effet, à cet endroit, se trouvait une villa gallo-romaine qui a intéressée quelques archéologues qui ont finalement abandonné le site à quelques passionnés comme Marie qui récoltent les fragments en terre cuite de jarres ou autres morceaux.

 

              

 

Nous reprenons la route après ce petit arrêt éducatif et nous arrivons au bord du La c du Pécher qui a bien changé depuis l’année dernière. Les dernières pluies ont fait gonfler le lac qui arrive au niveau de la route. Nous ne pouvons pas en longer les rives avec les chiens comme nous le faisions auparavant.

Afin de ne pas reprendre le même itinéraire qu’à l’aller, Stéphane nous fait découvrir un vieux sentier abandonné qu’il aimerait réhabiliter. Puis en longeant un champ, il nous propose d’aller voir un ancien buron situé sur le site d’un ancien village en ruine, datant peut-être du Moyen-âge.

 

  

 

Après 2h30 de marche, nous retrouvons les chiens qui commençaient à se demander où nous étions partis. Mais le temps nous manque avant la nuit pour aller les entraîner sans risquer de se perdre. Mais faute d’entraînement, ils auront droit à une double ration de caresse.

La nuit enveloppe la Pinatelle et nous rappelle à nos estomacs ; il est temps de se restaurer et d’aller reposer nos petites jambes endolories !



Mercredi 12 novembre

Au lever du jour, la température est à peine positive et le ciel est vierge de nuage. Le déjeuner est vite avalé pour profiter de la fraîcheur sur les pistes. Les chiens sont comme galvanisés et s’élancent sur le chemin de la Roche du Pic. Thierry est parti avec Orlik et Briska en tête et moi j’ai rajouté Nevada en tête de mon attelage.

 

A la sortie du dévers, un moment d’inattention et c’est la chute. Ma roue arrière côté avale de la pente s’es bloquée contre un petit conifère et m’a stoppé net. Lorsque j’ai déporté mon poids sur l’autre roue pour la débloquée, les chiens ont redémarré d’un coup et ont laissé leur musheuse sur place. Le Kart a parcouru une vingtaine de mètres sur ses trois roues avant de basculer et de se bloquer dans les branches d’un petit buisson. Juste le temps pour moi de me relever et me voilà en train de dégager ce maudit kart avant que les chiens ne décident de repartir sans moi. 

Nous voilà repartis et je profite de la fougue de mon attelage pour reprendre mon souffle. Lorsque je retrouve Thierry, Titi et Stéphane m’attendant à une intersection, ils se doutaient bien que se genre de petite mésaventure m’était arrivée. Mais pas le temps de s’étendre sur le sujet, les chiens sont très en forme et veulent déjà repartir.

Après avoir bouclé ce petit tour nous décidons, au vu de l’envie des chiens, de descendre vers Chalinargues pour leur offrir quelques kilomètres supplémentaires. A u total nous avons parcouru 12 kms en 1h15.

Mais en arrivant aux camions une mauvaise nouvelle attendait Titi et Lolo qui les obligeait à écourter leurs vacances et à rentrer chez eux le soir même. Ils partagent encore notre repas de midi, puis il est l’heure de se dire au revoir car la route est longue.

Nous consacrons notre après-midi au ravitaillement en la ville de Murat puis nous dégustons une bonne raclette en l’honneur de nos compagnons de route partis trop tôt.

 



Jeudi 13 novembre

 

A notre réveil, nous avons la surprise de voir quelques blancs flocons virevoltés dans le ciel. Cela nous redonne un peu de baume au cœur car nous nous sentons un peu seuls aujourd’hui. Tit est parti, Marie travaille et Stéphane a un groupe de jeunes adultes pour la journée.

Mais cela ne nous arrête pas et après le petit déjeuner nous attelons les chiens. Nous laissons Nevada, Nokia et Nala au repos et nous partageons le reste de la meute : 6 pour Thierry et 4 pour moi.

Nous nous élançons courageusement dans le froid à la conquête de la Roche du Pic blanchie par la neige. Après 45 minutes et 8 kms de balade nous rentrons au camion afin de laisser la piste libre pour Stéphane et son activité.

Une fois les harnais enlevés, les chiens boivent à volonté puis nous les mettons au repos dans le camion. Ensuite nous nous transformons en spectateurs et observons comment fonctionne un musher professionnel. Il commence par aborder l’activité par la théorie : les chiens, le matériel, la technique, … . Puis il attèle chaque kart et part avec son groupe derrière à la découverte de la Pinatelle. A son retour nous partageons un petit repas avant qu’il ne reparte au boulot pour son deuxième groupe.

Après la journée de travail de Stéphane, il nous faut encore aller chercher quelques morceaux de bois en forêt pour nous chauffer le soir. Le bois est à peine ramasser que Stéphane l’a tronçonné et nous l’avons rangé une partie à sécher dans la grange et une autre partie à côté du feu pour la soirée. Une nouvelle veillée entre amis nous attend avec une petite pensée pour Titi et Lolo.